C’EST VOTRE ARGENT
3. Appuyez-vous le maintien de l’approvisionnement vital d’eau comme un service appartenant aux municipalités et géré par elles?
L’eau est essentielle à la vie – nul ne devrait pouvoir la contrôler ou l’exproprier à des fins de profit. Le financement public et la prestation des services publics constituent le moyen de veiller à ce que nos réseaux d’aqueduc soient financièrement durables, que l’eau soit abordable et disponible aux générations futures.
Voici un exemple :Certaines municipalités commencent à apprendre de leurs erreurs. En 2004, le Conseil municipal de Hamilton a voté pour que son réseau d’aqueduc soit retourné au secteur public, après que la ville et ses habitants eurent enduré dix années de coûts élevés, de risques contournés par les exploitants privés, de dommages à l’environnement et de secret.
Le gouvernement libéral provincial continue de transférer aux municipalités les coûts et les responsabilités des infrastructures hydrauliques de l’Ontario.
Ce dont nous avons besoin de la part du gouvernement de l’Ontario, c’est un engagement public ferme envers des ressources hydrauliques de propriété publique et exploitées par l’État. La prestation des services d’aqueduc devrait demeurer (et, au besoin, être rétablie) comme services publics de la plus haute priorité.
Privatiser les services publics – comme l’eau – n’est pas la solution.4. Êtes-vous disposés à faire pression sur le gouvernement provincial pour qu’il assure la stabilité dans le secteur des soins à domicile en éliminant l’appel d’offres concurrentiel et en réduisant la part de la prestation à profit des services de soins à domicile?
Prenons, par exemple, ce qui est arrivé aux soins à domicile, un service essentiel pour les aînés et les personnes handicapées. Les entreprises à but lucratif ont pris le contrôle d’une majorité de services de soins à domicile, remplaçant des organismes fiables, à but non lucratif, tels la Croix-Rouge et Les infirmières de l’Ordre de Victoria du Canada (VON). Il en est résulté une escalade radicale des coûts, ce qui a forcé le gouvernement à réduire de manière significative le soutien domestique et personnel – des mesures qui ont longtemps permis aux patients de rester chez eux et loin des lits plus chers en établissement. Comme contribuables, nous sommes privés de l’accès à l’information, à savoir combien ces entreprises touchent pour ces services.












